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" Une idée toute faite n'a qu'une seule fonction :

enfermer la pensée." 

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L'autosuggestion : un médicament 100% psycho

Opter pour la pensée positive est gage d'une meilleure santé

 

Extrait de "TV Magazine" 13/12/09

 

L'efficacité du placébo

Dans leur ouvrage "Bien réel le surnaturel*", le journaliste Marc Menant et le psychiatre et philosophe Serge Tribolet étudient les mécanismes du placebo et relatent des expériences surprenantes, démontrant que non seulement le placebo est actif, mais que l'intention avec laquelle il est délivré à une personne influe également sur son action. Ils citent le cas d'une étude réalisée avec l'aide de dentistes. Des médicaments avaient été remis aux dentistes, certains présentés comme des antalgiques (antidouleurs), d'autres comme des placebos. Les patients, eux, n'étaient pas au courant de cet essai thérapeutique et étaient tous persuadés de recevoir un antalgique.

Mais voilà : les dentistes eux- mêmes ont été dupés et certains ont reçu les cachets des autres. Ainsi, des dentistes donnaient des placebos en croyant délivrer des antidouleurs et réciproquement. Résultat : le placebo donné par un thérapeute convaincu de prescrire un vrai médicament donnait plus de résultat qu'un autre placebo et, à l'inverse, la vraie molécule délivrée par un dentiste informé qu'il s'agissait d'un placébo perdait de son efficacité, parfois même toute son efficacité !

La force de conviction

Traitant de l'effet placebo, le Dr Tribolet explique que, de tout temps, « l'efficacité thérapeutique a toujours été dépendante de la qualité de la suggestion, c'est-à-dire de la  force de conviction, aussi bien du côté soignant que du côté soigné ». Pour expliquer la puissance de l'effet placebo, le Dr Tribolet cite le Dr Coué, célèbre pour sa méthode d'autosuggestion, et explique que sa pratique médicale confirme que « la conviction est aussi nécessaire au suggestionneur qu'au suggestionné ».

Un pouvoir de guérison

Le Dr Tribolet affirme que « nous possédons tous deux pouvoirs immenses : un pouvoir de guérison et un pouvoir de maladie. Ces deux pouvoirs sont déterminés par l'action de la pensée sur la matière, l'action du langage sur le corps ». À nous d'utiliser au mieux notre pouvoir de guérison et aux médecins le leur.

Peut-être eux aussi devraient-ils lire l'analyse du Dr Tribo­let et mettre en application le principe de la suggestion « positive ». Un médecin vous annonçant que le traitement prescrit va vous remettre sur pied en deux jours rend son traitement bien plus efficace... Ainsi, il peut cumuler efficacité thérapeutique et effet placebo pour un résultat optimal sur votre santé !

SOPHIE LACOSTE

*Éditions Alphée - Jean-Paul Bertrand, 19,90 €.

 

 

 

HARCELEMENT AU TRAVAIL : QUE FAIRE ?

Extrait de " Essentiel Santé Magazine" - novembre 2009

 

 

Le harcèlement au travail, qu'il provienne de la hiérarchie ou d'un collègue, cause de nombreuses souffrances à la personne qui en est victime. Pour autant cette pratique ne relève pas du domaine médical mais du juridique, puisqu'elle est réprimée par le code du travail.

Ce n'est donc pas au médecin du travail de dire s'il y a harcèlement ou pas, mais au juge.

En cas de suspicion de harcèlement, il faut en informer le médecin du travail, les ressources humaines et sa hiérarchie - à condition que ce ne soit pas elle qui harcèle. Sinon, il faut faire intervenir les représentants des salariés et l'inspection du travail.

Enfin, un salarié prêt à déposer plainte se doit d'avoir des preuves objectives ou des témoignages sérieux afin de démontrer qu'il ne s'agit pas d'une simple incompatibilité d'humeur ou de problèmes organisationnels

 

 

 

 

 

SOUFFRANCE AU TRAVAIL : COMMENT EN SORTIR ?

Extrait de " Essentiel Santé Magazine" - novembre 2009

 

Manque de dialogue, concurrence entre salariés, surmenage, mise au placard, mutation soudaine... Les causes de mal-être en entreprise sont multiples. Comment en reconnaître les signes et soutenir une personne en souffrance?

 

Le mal-être au travail se traduit souvent par des changements émotionnels et comportementaux qui sont parfois difficiles à repérer", explique Martine Artus, médecin du travail et exerçant au CHU de Clermont-Ferrand en pathologies professionnelles.

 

 

Reconnaître les signes de mal-être

L'anxiété et la dépression se traduisent souvent par de petits signes physiques qui peuvent passer inaperçus.

Par exemple: une respiration rapide, des palpitations, la bouche sèche, des sueurs, Les muscles tendus...

Sur le plan psychologique, le mal-être s'exprime par des pensées négatives, des difficultés de concentration ou des troubles du raisonnement et de la mémoire.

"La personne en souffrance devient souvent plus soucieuse, irritable, démotivée, et peut parfois développer des addictions ou des maladies organiques (hypertension, diabète, allergies...)", précise Martine Artus.

Sophie, 31 ans, ingénieur dans une grande société d'ingénierie pétrolière, a ressenti certains de ces signes, sans compter la fatigue, les troubles du sommeil et la perte de motivation. "J'avais totalement perdu confiance en moi. Au travail et à la maison. J'ai perdu 6 kg en 6 mois. J'avais des bouffées de chaleur, une boule au ventre énorme et je n'avais plus d'intérêt pour les activités en dehors de mon travail." Jusqu'au jour où, victime d'un malaise en voiture, elle a dû arrêter de travailler trois mois pour se reposer.

 

En parler: oui, mais à qui ?

"Heureusement, j'en ai toujours parlé à mon mari. Cela m'a aidée", ajoute Sophie. Il est en effet très important de parler avec vos proches de ce que vous ressentez. Il ne faut surtout pas s'isoler ou laisser une personne en souffrance s'isoler. Sinon elle risque d'entrer dans un engrenage et de faire une grave dépression", souligne Martine Artus.

"Après mon malaise, je suis également allée voir mon médecin traitant, puis un psychiatre", raconte Sophie. Elle aurait aussi pu être orientée par son médecin vers des structures spécialisées en souffrance au travail, comme le Centre consultations de pathologies professionnelles, où exerce le Dr Martine Artus.

Au sein de l'entreprise, la personne peut en parler au médecin du travail, à son directeur des ressources humaines (DRH), ou encore aux représentants du personnel, aux collègues en qui elle a confiance, et, pourquoi pas, à sa hiérarchie directe. L'inspection du travail et les syndicats peuvent également être des interlocuteurs constructifs.

 

Aider une personne qui souffre

La première chose à faire pour aider une personne en souffrance, c'est de ne pas la laisser seule. Il faut L'écouter, dialoguer, et lui donner des contacts afin qu'elle reprenne confiance en elle et puisse remédier à son stress. Parmi les contacts, il faut lui suggérer de prendre rendez-vous avec le médecin du travail. "Un salarié qui demande à voir un médecin du travail parce qu'il présente des troubles en lien avec son activité sera vu en priorité. Ces demandes ne sont jamais refusées", constate Corinne Letheux, médecin-conseil au Centre interservices de santé et de médecine du travail en entreprise. Le médecin recherchera les causes professionnelles de souffrance, aidera le salarié et l'orientera au besoin vers un psychiatre. Et il ne faut pas l'oublier: le médecin du travail peut intervenir pour suggérer des changements dans l'entreprise, en lien avec le directeur des ressources humaines (DRH) ou directement avec la direction, tout en préservant le secret médical.

 

 

 

 

DROGUES, ne fermons pas les yeux

Extrait de "Essentiel Santé Magazine" - Novembre 2009

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Dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011, le ministère de la Santé mène une campagne d'information "Drogues, ne fermons pas les yeux"

Un site internet, www.drogues.inpes.fr, a été créé à cette occasion pour toucher les 15-25 ans. À découvrir: le jeu "Guette l'info, traque l'intox", qui recense bon nombre d'idées fausses.

Par exemple: "Le shit, c'est de la résine de cannabis, c'est 100 % naturel", "Je fume juste des joints, c'est rien", "Ça va m'aider à me concentrer", "L'héroïne, c'est dangereux quand tu te piques. Quand tu sniffes, pas de problème", etc.

 

Pour plus d'informations, Drogues info service au 0 800 23 13 13 (appel gratuit depuis un poste fixe).

 

Stress au travail

Stress au travail : Xavier Darcos annonce un plan d’urgence pour la prévention du stress au travail, qui oblige les grandes entreprises à appliquer d’ici 4 mois l’accord interprofessionnel de 2008
Publication : 12 Octobre 2009

Le ministre du travail, Xavier Darcos, a annoncé un plan d’urgence pour la prévention du stress au travail, qui oblige les grandes entreprises à appliquer d’ici 4 mois l’accord interprofessionnel de 2008. Réponse politique à la vague de suicides survenus chez France Telecom, elle replace néanmoins la problématique dans un contexte global.

Premier organisme privé en France dans l'accompagnement des entreprises et collectivités à la maîtrise des risques professionnels, l'Apave vient de publier pour la 3e année consécutive avec TNS Sofres son Observatoire des perceptions et attentes des Français quant à ces risques. Réalisée en mai dernier, mais dévoilée seulement la semaine dernière, l'enquête prend en compte pour la première fois l'élément «stress».

Le constat est sans appel : 66 % des personnes interrogées se sentent de plus en plus stressées au travail, dont 73 % parmi les 35-49 ans, le cœur de la population active. 27 % considèrent qu'il y a de plus en plus de « maladies professionnelles » - terme recouvrant à la fois les troubles musculo-squelettiques mais aussi les burn-out (syndrome d'épuisement professionnel) ou encore la consommation de médicaments ou de toxiques.

Mais le constat le plus inquiétant est ailleurs : 69 % des personnes interrogées estiment que leur entreprise agit « peu ou pas » pour limiter le stress des collaborateurs. Ce sont clairement les politiques mises en œuvre au sein de certaines entreprises, sans préparation suffisante du personnel, qui sont pointées du doigt : mobilités mal accompagnées comme chez France Télécom, fusions mal préparées ainsi que l'ont dénoncé les organisations syndicales dans le cadre de la création de Pôle emploi, plans de réorganisation à répétition comme chez Renault ou PSA. Bref, tout reste à faire dans la prévention du stress.

Un constat que ne dément pas Xavier Darcos. «Le passage d’une société industrialisée à une société de services a entraîné l’apparition de nouveaux risques: ce sont le stress chronique, les violences psychologiques, le harcèlement Sans doute n’avons-nous pas suffisamment mesuré la mutation qu’a connue l’économie française (…)», a-t-il déclaré vendredi à l’occasion d’une séance exceptionnelle du Conseil d’orientation sur les conditions de travail (COCT), qu’il préside, où il a annoncé des mesures d’urgence.

Première d’entre elles: l’ouverture de négociations sur le stress dans toutes les entreprises de plus de 1.000 salariés avant le 1er février 2010. «Je veux aller vite, sans attendre que l’accord national interprofessionnel sur le stress de fin 2008 (1) soit décliné par branche puis par entreprise», a précisé le ministre. Il demande à ces entreprises d’engager «significativement» les négociations, c'est-à-dire d'avoir réalisé au moins un diagnostic et un plan d'action dans les délais fixés. Cet accord qui transpose l’accord européen du 8 octobre 2004, a été étendu à l’ensemble des entreprises et rendu obligatoire par l’arrêté du 23 avril 2009 (2). Il avait été signé par les partenaires sociaux français en novembre 2008 (3). Un bilan national et régional sera présenté devant le COCT et rendu public en février 2010. La liste des entreprises «mauvaises élèves», où les négociations n’auraient pas abouti, sera publiée tandis que les entreprises «où il fait bon vivre» seront valorisées. L’option de sanctions financières est donc écartée pour le moment. «La première sanction, c'est la transparence. Nous ferons un bilan en février et nous verrons à ce moment-là», mais «rien n'est exclu» a-t-on précisé dans l'entourage du ministre, selon l’AFP. Le ministre prévoit qu’une vingtaine de séminaires soient organisés d’ici la fin de l’année pour permettre aux «entreprises modèles» d’exposer leurs bonnes pratiques. Leur contenu sera susceptible d'alimenter le futur Plan santé au travail 2010-2014.

Les très petites, petites et moyennes entreprises (TPE, PME) sont également ménagées. Le plan d’urgence prévoit uniquement la mise en place d’actions d’information sur les risques psychosociaux, d’outils de diagnostic et d’indicateurs d’action, avec l’appui de l’Anact, de l’INRS et des services de santé au travail. Les entreprises en cours de restructuration devront également prendre en compte la prévention de ces risques.

L’ensemble de ces éléments devrait être repris dans le second Plan santé au travail qui sera élaboré d’ici la fin de l’année. Une cellule de coordination sur le stress au travail sera en outre placée auprès du directeur général du travail.

Les syndicats ont pris acte de l’engagement du gouvernement, mais réclament des mesures plus larges. La CGT appelle à de profonds changements au travail, dans les TPE et PME, comme dans les grandes entreprises, «en donnant à tous les travailleurs le droit à disposer d’un Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) alors que «2 salariés sur 3 n’en ont pas» et «en rendant effectif le droit dans toutes les entreprises». La CFDT regrette que «seules les très grandes entreprises soient concernées». Elle demande l’ouverture de négociations dans leurs filiales, entreprise sous-traitantes, ainsi que dans les branches professionnelles. Elle souhaite par ailleurs que ces règles s’appliquent aussi dans les administrations et entreprises publiques. Enfin, la CFDT demande que les systèmes de notation des entreprises et d’évaluation de leurs dirigeants intègrent rapidement des critères sociaux et humains. «On aurait préféré que des objectifs soient fixés avec des sanctions», a reconnu Pierre-Yves Montéleon (CFTC), selon l’AFP, rappelant que la loi oblige déjà les entreprises à rédiger un document unique d'évaluation des risques, mais que «50% d'entre elles ne l'ont pas fait».«Redonner au travail ses lettres de noblesse», faire en sorte qu’il soit «synonyme de bien-être et non plus de souffrance», telles sont les ambitions que s’est fixées le ministre du travail. Rendez-vous en 2010 pour un premier bilan.

LE STRESS SOUS PRESSION

Actualité Juritravail Lundi 12 Octobre 2009 - Maladie & Accident    

Afin de lutter contre le développement du stress au travail, le ministre du Travail, Xavier Darcos, a présenté le vendredi 9 octobre 2009 un plan d’urgence contre les risques psychosociaux.
Le ministre souhaite ainsi accélérer la mise en oeuvre de l'accord national sur le stress au travail conclu par les partenaires sociaux en juillet 2008 (stress au travail : accord conclu afin de lutter contre un nouveau risque professionnel).

Ce plan prévoit que les entreprises de plus de 1 000 salariés devront avoir engagé des négociations sur la prévention des risques psychosociaux avant le 1er février 2010.
Dans les PME et les TPE, des actions d’information sur les risques psychosociaux devront être menées. Des outils de diagnostic et des indicateurs d’action devront être mis en place avec l’appui de l’Agence Nationale pour l'Amélioration des Conditions de travail (ANACT), de l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) et des services de santé au travail.

Le ministre entend ainsi sensibiliser et obliger tous les employeurs à agir contre le stress au travail.

En effet, selon une étude sur le stress (1) publiée par l’ANACT, 41% des salariés se sentent stressés. Parmi eux, 60% attribuent l’origine de ce stress à leur vie professionnelle.

Origines du stress au travail, catégories de salariés les plus touchés par le stress, voici une synthèse des résultats publiés dans l’étude.


Causes du stress au travail

Les causes du stress au travail ont été répertoriées en 4 catégories. Ainsi, d’après les résultats de l’étude, le stress au travail provient :

1- De l’organisation du travail : la surcharge de travail et le fait de devoir gérer plusieurs tâches à la fois sont les principaux facteurs de stress.

2- De l’insatisfaction des exigences personnelles : le niveau de rémunération inférieur à celui souhaité est la principale cause de stress, devant la reconnaissance du travail effectué.

3- Des relations entre collègues et avec la hiérarchie : le manque de soutien de la hiérarchie lors de situations compliquées et les conflits et tensions entre collègues sont les deux causes principales de stress.

4- Des changements dans le travail : la flexibilité et l’adaptation permanente demandées par les employeurs constituent l’origine première du stress. Viennent ensuite le manque de moyens et de temps accordés aux salariés, ainsi que le manque de directives claires.


Salariés les plus touchés par le stress au travail

Le stress au travail touche davantage les catégories socioprofessionnelles supérieures, et en particulier les cadres supérieurs. 57% d’entre eux déclarent en effet se sentir stressés, contre 41% de l’ensemble des salariés.

Par ailleurs, les salariés des grandes entreprises se sentent davantage stressés que les salariés des TPE. Ainsi, 48% des salariés travaillant dans des entreprises de 150 à 999 salariés se déclarent stressés.
L’étude soulève une organisation du travail plus complexe dans les grandes entreprises comme facteur de stress.



(1) Source : étude de l’ANACT, mars 2009. Cette étude a été réalisée sur un échantillon de 1000 salariés.


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